Béatrice et Rigoletto

Béatrice parle nous de Rigoletto, le cheval que tu as choisi de nous présenter aujourd’hui.

Ma rencontre avec Rigoletto est un moment vraiment spécial car je l’ai essayé le jour de mon anniversaire. Au départ, j’avais une certaine appréhension par rapport à son physique car il est très grand (1,80m au garrot). Le contraste avec moi et par rapport aux chevaux que j’avais l’habitude de monter était énorme mais à l’approche de son regard toutes mes peurs se sont dissipées. J’ai tout de suite perçu quelque chose de spécial dans ses yeux. J’ai alors compris que nous étions liés. Et puis est venu le moment de me mettre en selle. Dès les premières foulées les quelques appréhensions que j’avais encore ont disparu. C’était comme si je l’avais toujours monté, « comme à la maison ». Plus de 4 années ont passé depuis ce jour, 4 ans durant lesquels nous avons appris à évoluer ensemble. Au départ, ça a été un peu compliqué dans le travail. En parcours c’était plus ou moins toujours o.k. mais il manquait du contrôle.  Et puis on a fini par « trouver les boutons ».

Quels sont vos points communs à tous les deux ?

On a exactement le même caractère ! C’est un faux calme, en apparence on est tranquille alors qu’intérieurement ce n’est pas du tout le cas. On n’aime pas non plus quand ça ne va pas dans notre sens, c’est notre petit côté têtu (sourires).

Votre truc à vous deux ?

En concours on passe beaucoup de temps ensemble, contrairement à la maison où j’ai plus de chevaux à m’occuper. J’aime alors être avec lui lorsqu’il est couché ou m’assoir devant son boxe et lui faire pleins de câlins et de bisous. Je n’ai jamais eu de chevaux qui aimaient ces instants de tendresse. Avec Rigoletto c’est vraiment nos moments rien qu’à nous. On a une complicité de chaque instant ce qui enlève toute notion de travail d’ailleurs. C’est juste lui et moi, ensemble.

Un souvenir ?

Il m’a tout appris et il m’a conduit aujourd’hui à un niveau que je n’avais pas imaginé atteindre avec lui. Si je dois garder un souvenir c’est sans aucun doute notre médaille d’argent aux championnats de France des Cavalières cet été.  Au delà de la médaille c’est toute cette semaine de championnats qui est gravée dans mon cœur.

J’avais déjà eu l’opportunité de courir ce championnat mais je n’étais pas du tout dans le même état d’esprit à l’époque. Cette fois j’ai vraiment profité, sans nous mettre la pression, nous nous sommes amusés.

J’ai senti qu’il s’est donné à 200% chaque jour, encore plus qu’à son habitude. Il savait qu’il ne fallait rien lâcher. Nous étions dans notre bulle. La vitesse n’étant pas notre fort, nous nous sommes retrouvés 23e après la chasse. Je ne pensais pas au podium, j’étais avec mon cheval du début à la fin c’était le plus important. A la fin de chaque parcours il relâchait la pression. Je le sentais content pour nous deux comme si je pouvais l’entendre dire « cool on a trop bien fait » (sourires). Sa régularité et sa force m’ont impressionné. Et puis il y a eu la finale et ça a été une explosion de joie ! A la remise des prix on aurait dit un lion ! 🙂

Si tu devais comparer Rigoletto à une personne ou un personnage célèbre, à qui pourrais-tu le comparer ?

Je le comparerais à Teddy Riner. Il est grand et imposant, sportif avec un mental d’acier, et un grand cœur.

Si Rigoletto pouvait nous lire, qu’aimerais-tu lui dire ?

J’aimerais lui dire qu’il est fantastique, que je souhaite qu’il reste ainsi et qu’il ne change rien ;-). Il est tellement plus qu’un partenaire de sport. Il est mon pilier. Il est mon âme sœur.

 

 

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